Jeudi 24 juillet 2008 Retour à l'accueil

 
Votre entreprise ne sera pas achetée, vous devrez la vendre

 
 
Préambule
L'offre ne fait plus la loi
Vendre est psychologiquement difficile
Opter pour la bonne méthode de cession
Vous devez vendre votre entreprise
Pour réussir, vous devez bâtir votre projet de cession

Préambule

Le chef d’entreprise travaille toute sa vie à accroître son entreprise, lui donner de la valeur.

Elle est son œuvre, son chef d’œuvre.
Il croît que d’autres entrepreneurs en rêvent, la désirent, que l’on va lui acheter après une rude compétition.

Non, il va devoir être un vendeur acharné et astucieux.

La littérature regorge de conseils aux repreneurs et bien peu aux cédants.

Ce guide est  destiné à éclairer, accompagner les chefs d’entreprise pour qu’ils réussissent la cession de leur entreprise.

A l’aune de l'expérience, avec un regard sans concession, il prend le parti du cédant sans l'opposer au repreneur afin d’aboutir à une transaction réussie, satisfaisante pour vous, le cédant et pour le repreneur.

Etape du processus, facteurs clés de succès et de risques d'échecs, enjeux et intérêts des acteurs, …, vous permettront de mener à bien la cession sans vous perdre en cours de chemin, en laissant s'exprimer votre créativité et exploiter les opportunités.

Les repreneurs sont aussi concernés, ils découvriront comment mieux acheter !!.


L'offre ne fait plus la loi

Chacun s’accorde à dire que 450 000 à 500 000 entreprises devront changer de propriétaire dans les 10 années à venir et donc trouver un acquéreur.
Du fait de l’évolution de la démographie qui amènera au départ à la retraite d’un grand nombre de dirigeants actionnaires, le rapport offre/demande s’est inversé au profit des repreneurs.

Le mouvement va s’amplifier.
Le marché de l’offre va, dans les années à venir, dépasser de 25 à 30 % celui de la demande.
Par ailleurs, à partir de 2006, la diminution des populations d’un âge inférieur à 49 ans va confrontée la France à un déficit de plus de 250 000 cadres dits dirigeants.

Les populations âgées de plus de 49 ans vont combler ce besoin.
Aujourd’hui, elles fournissent le gros du bataillon des repreneurs individuels, dites personnes physiques.
Après une carrière consciencieuse et d’engagement, souvent, ils ont été remerciés et ont perçu une indemnité conséquente.
Elle ne panse pas la blessure subie et ils ne veulent plus se faire prendre au piège.
Ce bataillon de déçus alimente aujourd’hui le flux des repreneurs personne physique.

Telle n’est pas leur vocation profonde, première.
Ils sont entrepreneurs contraints même si capables.

Si le marché du travail s’oriente en leur faveur, ils ne seront plus repreneurs potentiels.

Bien entendu, ce monde des repreneurs personne physique ne constitue pas à lui seul celui des acquéreurs potentiels.

Il s’agit simplement d’une composante supplémentaire en faveur d’un excès d’offre.



Vendre est psychologiquement difficile

L’offre ne fait plus la loi.
Les cédants d’entreprise vont se retrouver en position de faiblesse par rapport aux repreneurs alors qu’ils n’ont pas été préparés à ce contexte.
Le dirigeant d ‘entreprise est plus entraîné à conduire qu’à subir.
Il a d’autant plus de mal à accepter que son entreprise, fruit q’une vie d’implication absolue, doivent être promue pour être vendue.
Ce trop-plein affectif dessert la démarche de cession.

La France a une tradition presque centenaire de PME qui privilégient le tour de main, le savoir-faire.
Elle se traduit par des entreprises qui dépendent beaucoup de la capacité des successeurs à intégrer, prolonger, faire fructifier ce savoir-faire.
Totalement impliqués dans son entreprise, le dirigeant n’a pas toujours su ou pu  organiser celle-ci pour qu’elle soit « reprenable » ou tout au moins sans effort notoire supplémentaire du successeur.

Par ailleurs, elle porte les traits de sa personnalité.
Il est très, trop omniprésent.
Il s’est rendu trop irremplaçable, plus qu’il ne le perçoit.
L’articulation avec le repreneur s’en trouve fragilisée, à plus grand risque.

Les repreneurs, de plus en plus bien formés, bien informés savent détecter ce danger.
Enfin, envisager sérieusement de céder son entreprise éclaire sur la vie après la cession.
Un total changement de rythme, d’objectifs qui faute d’une anticipation et préparation réelles, ouvrent sur un vide parfois existentiel.

Plus ou moins consciemment, le chef d’entreprise freine le processus de cession.

Céder son entreprise présente des enjeux humains très forts qui demandent la construction d’un vrai projet, bien trop souvent négligé.



Opter pour la bonne méthode de cession

Plus de 400 000 entreprises en France réalisent un chiffre d’affaire inférieur à environ 250 000 €.
Plus de 70%,  des entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse ces 250 000 € réalisent cependant moins de 2 000 000 € du dit chiffre d’affaires.
Si une entreprise réalise 0,5 M€ de chiffre d’affaires avec une rentabilité de 5% (performance déjà très honorable), elle dégagera 25 000 € de résultat net et peut donc espérer être céder entre 130 et 180 000 €.

Un conseil en cession acquisition fera rémunérer fort justement sa prestation à minima 15 000 € pour la cession d’une entreprise d’un tel profil.
Avec les frais juridiques, extracomptables, les taxes afférent au régime des plus-values plus de 30 à 35 % du montant retiré de la vente va ainsi « s’évaporer ».
Un constat qui ne porte pas à vouloir s’entourer des conseils nécessaires à la conduite et à la réalisation de la cession et d’autant plus qu’il n’est pas dans la « mentalité » des dirigeants français de TPE et PME de faire appel aux prestations de conseils.

Si l’entrepreneur, le chef d’entreprise n’a pas les moyens, ni la propension à déléguer le processus de cession, il va devoir être lui-même être acteur.
Alors, la tentation peut être grande de vouloir continuer sans céder.

L’intention se révèle souvent néfaste car le dirigeant doit se dédoubler entre son rôle de patron et celui de cédant.
Avec le temps l’entreprise perd de sa force et de sa valeur.
Il est extrêmement difficile de maîtriser seul le processus de cession et par ailleurs l’offre de moyens d’accompagnement est pauvre, peu séduisante car onéreuse et souvent flou.



Vous devez vendre votre entreprise

Marché en faveur de l’offre, réticence à préparer la cession de l’entreprise, entreprises aux caractéristiques souvent marquées, moyens inadaptés, de ces considérations ressorti que plus de 150 000 entreprises sur les 450 000 entreprises qui doivent changer de main dans les 10 ans à venir sont en danger de mort.

Une vraie compétition va s’instaurer entre cédants.
Les plus performants, les mieux informés et préparés, vendront, les autres mourront.

Chaque année 45 000 dirigeants actionnaires vont devoir réussir la cession et sont quasiment condamnés à s’y impliquer fortement.
Céder avec succès son entreprise appelle un vrai savoir-faire, une expérience certaine.
L’entrepreneur va s’avancer seul, sans aucune base.

L’offre ne fait plus la loi.
Votre entreprise ne sera pas achetée, vous devez la vendre.

Réussir la cession de votre entreprise demande un vrai projet qu’il faut savoir bâtir et mener à son terme.
Vous pourrez le faire grâce à la lecture et la mise en application de nos conseils concrets, basés sur l’expérience.

Ils vous accompagneront à chaque étape pour gagner du temps et de l’argent et pour aboutir.

Chaque chapitre est organisé à l'instar de ce préambule : un titre, un sommaire, les paragraphes développant le sujet et « Le Conseil de l'Ami ».
Lecture simple et pragmatique.


Pour réussir, vous devez bâtir votre projet de cession

Chaque chef d'entreprise est le maillon d'une longue chaîne.

L’entreprise ne lui est confiée  que pour un moment.
Il doit savoir céder pour que l’entreprise, avec tous ses enjeux économiques, humains, affectifs lui survive et qu’ainsi sa vie d’entrepreneur soit aboutie.

Céder son entreprise pour en assurer la pérennité est la dernière signature d'un chef d'entreprise qui aura réussi jusqu'au bout.
Céder son entreprise est un projet d'envergure, enthousiasmant si il est bien mené.
Céder son entreprise vaut la peine de lire ce guide dans son entièreté avant de mettre en place son projet.

Prenez ce temps, devenez un vrai vendeur de votre entreprise en comprenant les enjeux, en bâtissant un vrai projet et en sachant le mener à bout.


 


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